Bioéthique – 6 propositions de Mgr Pontier

6 repères au Conseil national d’Ethique

1/ Réfléchir sur la notion de « droits de l’homme » et de « droit fondamental », en les distinguant du droit positif et des demandes sociétales exprimées en termes de « droits » ? ;

2/ le principe de précaution, la vertu de « prudence » a ses lettres de noblesse dans le discours éthique. Elle est une vertu du politique. Elle devrait être mise en exergue par la CCNE grâce à une réflexion approfondie sur la « prudence » dans le vaste patrimoine philosophique des différentes cultures » ;

3/ le droit de l’enfant, « faire passer le droit des adultes avant celui de l’enfant est une injustice. Il est contraire à l’éthique de promouvoir une institution injuste… ».

4/ le critère de la violence, « devant les contradictions de droits individuels, la protection du plus vulnérable doit être « primordiale » »…

5/ la médecine et la solidarité sociale, chapitre divisé en quatre parties : les priorités de santé, le rapport à l’utilisation des techniques de prédiction médicale, le rapport à la définition collective des vies acceptables, le rapport à l’intelligence artificielle, la médecine se définit comme « gardienne du seuil d’humanité » ;

6/ la fuite en avant, ce ne sont pas les impératifs financiers dus à la concurrence internationale dans le domaine de la recherche qui peuvent autoriser les transgressions d’interdits majeurs même si elles sont mises en place dans d’autres pays, par des demandes sociétales où s’expriment des désirs exacerbés en raison d’un individualisme grandissant

« Dans le fond, ce qui est en cause c’est l’interdit « tu ne tueras pas », la considération primordiale de l’intérêt supérieur de l’enfant, la vocation intangible de la médecine, le respect de l’inviolable dignité humaine, la nonpatrimonialité du corps humain, la considération pour la vulnérabilité de l’être humain, la primauté de l’éthique sur le financier, la supériorité du principe de précaution sur les applications de la science.