Sacrement des malades

Sacrement de vie

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Le sacrement de l’Onction des malades est signe de la tendresse de Dieu pour la personne qui souffre.

Pour mieux vivre les moments difficiles de la vie et de la fin de vie, vous pouvez demander à recevoir le sacrement des malades.

Adressez-vous à l’accueil de votre paroisse.

 

L’onction sainte, sacrement qui communique aux malades la force de l’Esprit

« Par cette onction sainte, que le Seigneur en sa grande bonté vous réconforte par la grâce de l’Esprit Saint. Ainsi, vous ayant libéré de tous péchés, qu’il vous sauve et vous relève » (Rituel des sacrements pour les malades, n° 129).

Ce sacrement est un don particulier de l’Esprit qui donne réconfort, paix et courage au chrétien éprouvé par une maladie ou à cause de la vieillesse. Il met en avant trois aspects majeurs.

D’abord, il exprime la vie, ce jaillissement de l’Esprit qui vivifie. Notre Dieu est le Dieu des vivants et non des morts. Ainsi, le sacrement des malades n’est pas célébré pour faire mourir, mais il prépare le croyant à assumer sa maladie dans la force du Christ et de son Esprit. Il se place sous le signe de la santé, celle du corps et de l’âme. Cela dit, il ne supplée aucunement la médecine, mais il apporte au chrétien malade une force intérieure pour vouloir guérir.

Ensuite, il comprend une onction d’huile, marque de l’Esprit. Pour les anciens, source de lumière, l’huile est aussi signe d’accueil, d’amitié, de révérence à l’égard de l’invité ; saint Augustin dit : marque d’amour. L’huile, chante le psalmiste, est symbole de joie. Elle fortifie également le corps et adoucit les plaies, ainsi que nous l’indique la parabole du bon Samaritain. Dès l’Ancien Testament l’huile accompagnait l’onction des rois. Signe extérieur de l’élection divine, elle atteste l’irruption de l’Esprit qui prend possession de l’élu. C’est pourquoi, dans le sacrement des malades, l’amour du Christ et la force de l’Esprit sont communiqués avec les huiles saintes.

Enfin, il a lieu au moment de l’eucharistie, en la présence et avec le soutien de la communauté paroissiale. Celle-ci est le signe que la grâce divine du réconfort et de la guérison passe toujours par la médiation humaine, c’est-à-dire par la communauté croyante des baptisés, témoins de la présence de Dieu inscrite par l’Esprit dans les cœurs des humains.

En un mot, à travers la célébration du sacrement des malades, le chrétien ouvre la porte à la tendresse de Dieu dans une véritable confiance dont l’espérance est le ciment. Fort d’une « vie nouvelle » reçue au baptême, même dans l’épreuve d’une maladie, le croyant – réconforté par la grâce de l’Esprit – est à même de renoncer au désespoir et de s’appuyer sur le Christ ressuscité, le Vivant à jamais.

Père Christophe Witko, curé

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